Rencontre femmes ayant le sida. VIH : l'amour plus fort que le sida, témoignages de femmes - Marie Claire

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Adresse e-mail Je certifie ne pas envoyer d'e-mail indésirable Si des traitements permettent de vivre normalement avec le sida, si cela n'interdit plus la maternité, reste qu'il n'est pas facile d'aimer et d'être aimée quand on est séropositive.

Mais beaucoup veulent y croire. Cela commence toujours par une prise de sang, quelques jours d'attente et puis le mot qui va tout faire basculer : séropositive. Certaines renoncent à l'amour et à la sexualité, par peur d'être rejetée ou de contaminer leur partenaire.

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Mais d'autres, au contraire, veulent encore y croire, refusent d'amputer leur vie de sa part la plus précieuse. Si les femmes jeunes bénéficient aujourd'hui de traitements novateurs, limitant les effets secondaires, leurs aînées ont vu leur corps se déformer, leur ventre, leur nuque et leur dos se couvrir de graisse, tandis que leurs membres et leurs visages se décharnaient.

Ce phénomène, appelé lipodystrophie, hante les femmes infectées, modifie l'image qu'elles ont de leur corps, leur rendant plus difficile l'accès à la vie amoureuse ou le désir d'en avoir une.

Nadia, 49 ans : "Je domine le virus, je fais du sport, j'aime" "Lorsque j'ai appris que j'étais séropositive, je vivais avec un garçon qui ne m'a pas quittée. C'est moi qui suis partie. Quelques années plus tard, j'ai rencontré un autre garçon séronégatif qui a aussi choisi de rester avec moi.

Le problème, c'est qu'il ne voulait pas mettre de préservatif. Ça me tétanisait, je ne voulais plus avoir de rapports avec lui. Enj'ai fait une pneumocystose et j'ai failli mourir. On m'a prescrit un nouveau traitement : trente médicaments par jour, six cachets toutes les six heures. J'ai attrapé un zona et, surtout, j'ai commencé à ressembler à un 'bibendum'. C'était horrible. Moi qui étais canon, je perdais toute ma féminité.

Rencontre femme grande taille me sentais moche, pestiférée. Vidéo du jour : À l'époque, je vivais dans une campagne isolée, avec mon compagnon. J'étais tout le temps seule à la maison, à attendre la mort. J'ai eu un sursaut d'énergie.

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Je me suis dit que si je restais avec ce garçon j'allais en rencontre femmes ayant le sida. Je suis partie. Enje suis tombée sur 'Remaides', la revue publiée par l'association Aides. J'ai répondu à la petite annonce d'un homme séropo qui cherchait une femme séropo pour faire sa vie. On s'est donné rendez-vous, puis on s'est marié très rapidement.

Au bout de six mois, il s'est mis à me battre. J'étais en fait dans un état de dépression profondeje faisais n'importe quoi. J'ai divorcé et j'ai commencé une psychothérapie et de la sophrologie.

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Ça m'a sauvée. Enj'ai rencontré un homme séropo, beau mec, équilibré. On ne vit pas ensemble et on se voit quand on en a envie. Au début, on mettait des préservatifs.

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Mais comme on avait tous les deux une charge virale indétectable, le médecin nous a dit qu'on pouvait s'en passer.

On fait des examens de contrôle tous les trois mois. Aujourd'hui, je suis en pleine forme. J'ai recommencé à faire du sportje travaille, j'aime. J'ai apprivoisé le VIH. Il faut parler de gens comme moi, qui rigolent et qui vivent. Mon fiancé était séronégatif. Les fiançailles ont été rompues, mais on est resté ensemble pendant cinq ans, en faisant semblant de vivre, dans une totale abstinence. Le 18 novembreje me suis rendue à une réunion de l'association 'Comité des familles', où j'ai rencontré des parents séropositifs rencontre femmes ayant le sida des enfants en bonne santé.

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J'en ai parlé à mon 'fiancé'. Je lui ai demandé s'il était prêt à me suivre dans mon désir d'enfant Il est alors devenu de plus en plus confus, m'a interdit de retourner à l'association.

Après quelques ultimatums, j'ai trouvé l'énergie de mettre un terme à cette histoire destructrice. Un mois et demi après, j'ai rencontré un homme. Quand je lui ai dit que j'étais séropo, il n'en revenait pas. Il m'a répété que ça ne changeait rien et qu'il tenait à moi.

Je lui ai raconté mon passé, parlé de mon désir d'enfant. On a bricolé deux tentatives de fécondation avec son sperme dans une seringue.

Son ambition était surtout de donner la parole aux femmes concernées par le VIH et les hépatites en partant de cette évidence : les femmes vivant avec le VIH sont les « expertes » de leur maladie. Leur parole et leurs revendications devenaient ainsi le fondement de cet interassociatif.

Ça n'a pas marché. Puis j'ai découvert qu'il me trompait. Je l'ai plaqué et me suis inscrite sur Meetic.

L'édition de cet événement n'ayant pu avoir lieu, l'association s'engage pour 3 jours de mobilisation, de sensibilisation et de collecte auprès du grand public en faveur de la lutte contre le sida. Découvrez l'engagement de Bernadette Rwegera, directrice d'Ikambere, un lieu d'accueil, d'écoute, d'accompagnement et de prévention pour les femmes séropositives à Saint-Denis Ikambere : un lieu rassurant pour les femmes vivant avec le VIH Quelle est l'origine de votre engagement pour les femmes atteintes du sida? Quel est le rôle d'Ikambere aujourd'hui? Femmes et sida : « Le regard doit changer ».

J'ai fait plusieurs rencontres qui m'ont permis de regagner de la confiance en moi. Au bout de deux semaines, je suis tombée sur un homme avec lequel j'avais un super-feeling.

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Il était fou de moi. Quand il est devenu évident qu'on allait faire l'amour, je lui ai annoncé que j'étais séropo. Il m'a dit que ça lui faisait énormément de peine pour moi Le virus a cassé ce qui aurait pu être une belle histoire. C'est dur d'encaisser ce genre de choc. C'est si dévalorisant.

ENTR’L, une appli gratuite pour les femmes séropositives

La féminité disparaît derrière ce gros virus sale et moche. On me demande souvent si ça ne serait pas plus facile avec un homme séropo.

Rencontre femmes ayant le sida m'agace. Ça n'est pas parce que j'ai ce virus que je dois nécessairement me mettre avec quelqu'un qui l'a.

Aujourd'hui je me sens plutôt optimiste. Je suis sous trithérapie préventive, je ne m'identifie pas au virus, c'est moi qui compte. Je vis des choses difficiles, mais mes bonheurs seront peut-être plus beaux. Il n'y a que mon mari qui est au courant. Au Congo-Kinshasa, notre pays d'origine, le sida est totalement tabou.

Les gens atteints sont rejetés. Mon mari a une tante qui a le sida.

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